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Construire son projet de V.I.E : les bonnes questions pour la bonne stratégie

Construire son projet de V.I.E : les bonnes questions pour la bonne stratégie - BATIR SON PROJET PROFESSIONNEL

Partir un an en Californie pour y préparer l’installation de la filiale d’une entreprise française ou aller s’installer à Hanoï afin de sonder le marché pour le compte d’un grand groupe automobile… Voilà des projets qui ont de quoi faire rêver bien des candidats au V.I.E. Sur le seul site Civiweb, les annonces de ce type se comptent par centaines. Mais il ne faudrait pas croire qu’un simple clic suffit à se mettre en piste pour décrocher le poste proposé. On ne choisit pas une mission V.I.E comme on choisirait une destination de voyage… « Postuler sur un V.I.E constitue un véritable acte de candidature en réponse à un besoin précis formulé par l’entreprise, rappelle Julie Garde, chargée de recrutement V.I.E chez Business France. Beaucoup d’employeurs considèrent d’ailleurs la mission V.I.E comme une phase préalable à une embauche en CDI. Il n’est pas question pour eux de s’engager à la légère. »

Quelle est votre valeur ajoutée ?
Pour avoir une chance d’être retenue, votre candidature doit donc s’inscrire dans un véritable projet professionnel, comme dans le cadre d’une recherche d’emploi classique, la composante internationale en plus… « Il s’agit bel et bien de se lancer sur un marché, confirme Sophie Domenech-Vindex, consultante RH à l’Apec. La question n’est donc pas seulement de savoir ce dont on a envie, mais de définir ce que l’on est, ce que l’on peut apporter dans l’immédiat à une entreprise et ce vers quoi on voudrait tendre à l’avenir. La meilleure manière de convaincre un recruteur est de lui montrer que la mission qu’il propose s’inscrit parfaitement dans votre projet professionnel. » La démarche suppose donc, au préalable, un minimum d’introspection. Faites le bilan de votre parcours, de vos connaissances acquises, de vos réalisations personnelles et professionnelles et montrez-en la cohérence, la valeur ajoutée. Mémoires, thèse, stages, réalisations significatives, tous ces éléments contribueront à donner du sens à votre profil et à le rendre digne d’intérêt pour un recruteur. Projetez-vous également dans l’avenir car votre mission V.I.E jouera dans votre orientation future. Imaginez-vous d’évoluer plutôt dans une grande entreprise ou dans une PME ? Considérez-vous l’international comme une étape ou un engagement sur le long terme ?

Une expérience internationale
Votre expérience à l’étranger pèsera évidemment beaucoup sur vos choix et sur l’intérêt de votre candidature pour un recruteur. Difficile d’envisager une mission en Inde ou en Afrique si vous n’avez pas déjà un vécu avec ces destinations. Une entreprise ne prendra le risque de vous envoyer au bout du monde que si elle a la certitude que vous êtes capable de vous adapter à l’environnement professionnel et au mode de vie local. Et en la matière, évidemment, il n’y a pas de meilleur argument que l’expérience, même s’il s’agit d’un trek de trois semaines sac au dos. Même principe concernant la maîtrise linguistique : une mission V.I.E n’est pas un séjour d’apprentissage. Il est donc attendu que vous soyez immédiatement opérationnel dans la langue du pays d’accueil ou a minima, dans certains cas, dans la langue de travail de l’entreprise. S’il est impossible d’aller prospecter le marché argentin sans parler couramment espagnol, il est toujours envisageable d’aller travailler comme ingénieur dans une grande entreprise à Hambourg avec un bon anglais et un allemand moyen…

Analysez les besoins du marché
Dans tous les cas, pas question de se positionner sur un pays avant d’avoir analysé les besoins du marché. « Beaucoup de candidats se laissent séduire par l’attrait de destinations très courues comme l’Amérique du Sud ou les pays anglo-saxons, sans réellement se demander si leurs compétences sont attendues dans ces pays », note Julie Garde. Quelle est, en effet, la valeur ajoutée d’un spécialiste du droit fiscal français à New York ou d’un jeune diplômé en ressources humaines à Mexico ? La recherche d’une destination lointaine ou de l’exotisme constitue d’autant moins une clé d’entrée que près de 50 % des missions V.I.E se déroulent en Europe, dans des pays limitrophes…
Pour analyser le marché, Sophie Domenech-Vindex conseille les fiches secteurs de l’Apec : « C’est une bonne base de départ car les tendances du marché français reflètent bien souvent celles du marché international. Il convient ensuite d’affiner par pays. » L’étude minutieuse des besoins exprimés dans les annonces peut également s’avérer très instructive, de même que les revues et les sites Internet sectoriels qui vous informeront sur l’actualité des entreprises françaises à l’étranger. Enfin, comme pour toute recherche d’emploi classique, votre réseau personnel peut constituer une source d’information des plus précieuses. Sollicitez-le !

Un impératif : être proactif
Une fois votre projet bien défini, vous êtes en mesure de cibler votre recherche. La consultation du Civiweb est une étape incontournable. Il est le site de référence en matière de V.I.E et recense la majorité des offres disponibles. Mais il faut aussi pousser la curiosité au-delà et se montrer proactif car certaines entreprises, notamment parmi les plus grandes, ne passent pas systématiquement par le réseau des annonces. Elles recrutent leur V.IE en s’appuyant sur leur propre réseau, voire leur vivier interne. C’est ainsi, d’ailleurs, que beaucoup d’étudiants font le choix très en amont d’inscrire leur futur projet de V.I.E dans la continuité d’un stage ou d’une période d’alternance. « Il ne faut pas hésiter non plus à aller proposer la formule V.I.E aux entreprises, souligne Julie Garde. Les PME, par exemple, n’en connaissent pas toujours les avantages et peuvent se laisser séduire par un candidat qui vient leur proposer, en plus de ses compétences et de sa motivation, des aides financières et un accompagnement. »

 

Clément Laurens, responsable RH chez Adneom, société de conseil en IT et ingénierie (650 salariés)

« Les missions les plus lointaines ne sont pas toujours les plus intéressantes »

« Depuis la création d’Adneom, en 2004, une trentaine de V.I.E ont été accueillis dans nos bureaux d’Amsterdam, de Luxembourg ou encore ici, à Bruxelles, où je suis en poste. Tous ont ensuite été embauchés en CDI. Après deux ans de mission chez nous, il serait regrettable de les laisser partir à la concurrence. Nous sommes donc d’autant plus vigilants, au moment de l’embauche, quant à leurs motivations, leur état d’esprit et la solidité de leur projet professionnel. Ce que nous recherchons, ce ne sont pas des jeunes diplômés de telle ou telle école… En Belgique, l’engouement très français pour les grandes écoles n’a pas vraiment cours. De façon plus pragmatique, ce qui nous intéresse, ce sont des profils, des compétences, des candidats ayant déjà un background, une expérience – via l’alternance par exemple – et étant en mesure d’être très rapidement opérationnels. L’aspect linguistique est par ailleurs très important puisque, entre francophones et néerlandophones, l’anglais est notre langue de travail. La Belgique suscite de fait moins d’engouement chez les V.I.E que d’autres destinations, comme les Etats-Unis par exemple. Je conseille toutefois aux candidats de ne pas se focaliser sur le pays de destination et de bien analyser le contenu de la mission proposée. Ce ne sont pas toujours les missions les plus lointaines qui sont les plus intéressantes, professionnellement. »

 


 

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