« Les opportunités de V.I.E dépassent largement le cadre de l’ingénierie »
Plus de la moitié des salariés d’Altran travaille à l’étranger. Amérique du Nord et du Sud, Asie, Inde, Japon, Europe... Le groupe de conseil en innovation et en hautes technologies intervient dans près de 50 pays et possède des bureaux dans plus d’une vingtaine d’entre eux. Entretien avec Yann Scavennec, responsable mobilité groupe.
Quels profils recherchez-vous à l’international ?
Notre politique de recrutement vise essentiellement les ingénieurs, dans des secteurs très variés : aéronautique, banque, transports, santé, spatial, automobile... En effet, Altran intervient dans trois métiers complémentaires :
- le conseil en technologies et innovation (près de la moitié du chiffre d’affaires)
- le conseil en organisation et systèmes d’information (un tiers du chiffre d’affaires)
- le conseil en stratégie et management.
Nos ingénieurs deviennent de véritables consultants. Ils doivent donc être polyvalents et pouvoir gérer un projet international. Nous ne sommes ni « monoclient » ni « monosecteur », les personnes hyper spécialisées auront plus de difficultés à trouver des opportunités.
Le Brésil est indéniablement un pays d’avenir où nous avons une forte volonté de développer nos activités. Nous y recherchons notamment des business managers ayant une connaissance du monde aéronautique.
Les critères sont-ils les mêmes pour les V.I.E ?
Du diplômé d’école de commerce au titulaire d’un Master RH en passant par l’ingénieur, les opportunités de V.I.E dépassent largement le cadre de l’ingénierie, et concernent majoritairement des fonctions support qui viennent en renfort aux équipes. Nous avons identifié une vingtaine de postes : acheteur international, business manager junior, responsable ressources humaines, développeur d’affaires, contrôleur d’achat, ingénieurs...
Nos V.I.E sont essentiellement basés en Belgique, en Suisse, en Allemagne, au Pays-Bas et au Royaume-Uni. Nous en avons aussi quelques-uns en Chine et en Norvège.
Comment un candidat au volontariat international peut-il faire la différence ?
Curiosité et ouverture d’esprit sont essentielles ! Nous recherchons des gens enthousiastes à l’idée de vivre cette aventure avec nous et, bien sûr, autonomes, débrouillards, responsables.
Les candidats passent des entretiens de simulation pour évaluer leur capacité à rebondir, à construire un argumentaire et à ne pas commettre d’impair devant les clients. Ils doivent savoir faire preuve d’une forte capacité d’adaptation. Maîtriser les codes sociaux et avoir une bonne intelligence des situations est nécessaire.
Enfin, une expérience de stage à l’international est indéniablement un plus, cela peut même être un pré-requis pour certains profils. De la même façon, connaître le pays où l’on postule est un atout pour être immédiatement opérationnel. Côté langues, l’anglais est évidemment indispensable, et dans certains pays, comme le Brésil ou l’Allemagne, il sera difficile d’évoluer sans parler la langue nationale.