Grâce à une économie saine et dynamique, les pays de l’Océanie sont considérés comme un terrain privilégié pour les jeunes français désireux de s’expatrier. En Australie comme en Nouvelle-Zélande, les ingénieurs, les soignants ainsi que les profils spécialisés en informatique représentent l’essentiel des recrutements internationaux.
L’AUSTRALIE : DES OPPORTUNITES CIBLEES
Sans doute grâce au dynamisme de son secteur minier, l’Australie fait partie des pays qui ont été les moins touchés par la récession économique. Selon les prévisions du gouvernement, le taux de chômage, qui avait grimpé à 5,8 % courant 2009, devrait chuter à seulement 4,5 % d’ici 2012. « Même si le marché de l’emploi n’a pas atteint son niveau d’avant-crise, il se porte mieux qu’il y a un an et les recrutements sont en hausse », confirme Grahame Doyle, directeur du cabinet de recrutement Hays Australie.
Pour autant, l’accès au marché du travail se complexifie pour les français souhaitant s’expatrier en Australie. « Le gouvernement favorise une immigration ciblée sur des professions en très forte demande », explique Corinne Bot, fondatrice du cabinet Polyglot Human Resource, à Sidney.
Parmi les profils activement recherchés, on retrouve, dans le secteur de la santé, les anesthésistes, les chirurgiens, les pharmaciens et les infirmiers. Les ingénieurs en construction ainsi que les professionnels des technologies de l’information font, eux aussi, l’objet d’une immigration prioritaire.
Pour les autres profils également candidats au rêve austral, les perspectives d’emploi restent relativement nombreuses. « Notamment dans le nord et l’ouest du pays, en plein essor » précise Grahame Doyle.
Grâce à la présence de grands groupes comme Veolia et Suez, le secteur du traitement de l’eau et des déchets s’intéresse aux jeunes français. L’ingénierie mécanique, civile et chimique ainsi que la filière des biotechnologies sont également porteuses. Les français y sont courus pour occuper des postes de cadres, plus précisément d’ingénieurs et de techniciens de haut niveau.
LA NOUVELLE-ZELANDE : UNE MINE D’EMPLOIS DANS LE BTP
La Nouvelle-Zélande, qui jouit d’une économie tout aussi dynamique que l’Australie, est de plus en plus plébiscitée par les jeunes français souhaitant s’expatrier. A juste titre puisqu’elle offre des opportunités d’emplois variées. Et pour cause : le pays devra faire face, ces prochaines années, aux départs à la retraite de sa génération « baby-boom » ainsi qu’à l’émigration de plus en plus soutenue de sa propre population vers les pays étrangers.
Le secteur du bâtiment est sans doute celui qui accueille le plus d’expatriés français. Frappée par un séisme en février dernier, « la ville de Christchurch peine actuellement à trouver de la main d’œuvre pour se reconstruire », explique Corinne Bot. Les chefs de projet et les ingénieurs français spécialisés dans la construction ont donc toutes leurs chances d’être recrutés parmi les 30 000 travailleurs recherchés. Le secteur de l’informatique convoite, quant à lui, des français pour occuper des postes d’ingénieurs dans les systèmes d’information et le développement. Les profils spécialisés en Java et .NET devraient facilement trouver chaussures à leurs pieds.
Les candidats souhaitant s’expatrier en Nouvelle-Zélande doivent toutefois faire face à un obstacle de taille : la concurrence avec les travailleurs anglophones venus d’Afrique du Sud, d’Australie ou du Royaume-Uni.
Chaque année, ils sont en effet de plus en plus nombreux à élire domicile au pays des kiwis. Par conséquent, pour sortir du lot et espérer décrocher un contrat, mieux vaut justifier d’un excellent niveau d’anglais. Notamment pour briguer un poste de cadre.