Les entreprises françaises sont de plus en plus implantées sur le marché chinois. Pour renforcer cette présence, elles sont nombreuses à faire appel à des volontaires internationaux. La Chine est ainsi devenue la deuxième destination des VIE dans le monde, derrière les Etats-Unis. Isabelle Fernandez, chef de la mission économique en Chine, revient sur les profils de VIE recherchés sur ce marché.
QUELLES SONT LES TENDANCES DE RECRUTEMENT DE V.I.E EN CHINE?
En 2008, nous avions 675 volontaires internationaux en Chine. L’an passé, leur nombre a un peu baissé pour se stabiliser en 2010.
Nous en sommes pour le moment à 629. On les retrouve principalement dans la circonscription de Shanghai où 50 % des entreprises françaises sont implantées.
Elles comptabilisent 239 VIE. Hong Kong arrive en deuxième position avec 222 VIE, ensuite Pékin avec une centaine d’effectifs et enfin Canton. Plus de 50 % des VIE travaillent pour de grands groupes dont le chiffre d’affaires va au-delà des 50 000 k€ par an.
QUELS SONT LES SECTEURS D’ACTIVITE LES PLUS CONCERNES PAR LES V.I.E?
La banque et les services financiers tout d’abord, qui accueillent environ 150 volontaires internationaux.
Nous recensons aussi un grand nombre de VIE chez les équipementiers automobiles, dans le vin, l’agroalimentaire, la distribution, les services, l’industrie mécanique, la chimie, la plasturgie, la métallurgie et l’énergie.
Il y a également un nombre non négligeable de VIE dans le secteur des transports terrestres et la logistique.
POUR QUELS TYPES DE POSTES DE V.I.E SONT-ILS RECRUTES ?
Les secteurs de la banque et de la finance recherchent avant tout des analystes financiers et des courtiers en bourse. La distribution offre des postes d’animateurs de réseau de distribution.
Tandis que l’industrie embauche essentiellement des ingénieurs possédant une bonne connaissance des process industriels ainsi que des responsables du contrôle qualité. Des postes de contrôleurs de gestion sont également proposés.
QUELLES COMPETENCES SONT DEMANDEES AUX V.I.E ?
Les sociétés françaises recherchent des personnes qui parlent mandarin. A cela s’ajoutent les exigences des autorités chinoises relatives à la délivrance d’un visa de travail : les VIE doivent avoir un diplôme équivalant à un bac +4 et justifier d’une expérience professionnelle d’au moins deux ans en rapport avec le poste qu’ils vont occuper. En fin de compte, cela permet aux entreprises françaises de recruter des personnes expérimentées. Ce sont des profils de haut niveau, qui s’adaptent vite.
CERTAINS POSTES SONT-ILS DIFFICILES A POURVOIR ?
De manière générale, nous n’avons pas de situation de pénurie. Toutefois, certains profils très particuliers sont plus difficiles à recruter. C’est notamment le cas pour les fonctions comptables, car les entreprises recherchent des candidats connaissant la comptabilité chinoise et ses règles.
La situation est analogue avec les cabinets d’avocats en quête de juristes possédant une bonne connaissance du droit chinois. Mais dans l’ensemble, nous n’avons pas de vraie carence pour le moment.