« C’est un investissement sur le long terme »,
Diplômée de l’Edhec en 2000 et bien décidée à expérimenter le management à l’anglo-saxonne, Juliette Dufourmantelle a opté pour un VIE à Montréal, dans le cadre d’une mission confiée par le groupe Unilever entre janvier 2002 et décembre 2003. Une expérience dont elle tire de nombreux bénéfices aujourd’hui encore.
Quelles étaient vos responsabilités en tant que chef de marque Maille ?
J’avais deux missions principales lors de mon VIE : définir et mettre en œuvre une politique marketing adaptée au Canada et animer les équipes commerciales. Ainsi, j’ai eu la chance de cumuler missions d’analyse marketing et missions plus opérationnelles. Il s’agissait de très grosses responsabilités pour une jeune diplômée, qu’on ne m’aurait d’ailleurs jamais confiées en France ; je gérais un CA de 4 millions d’euros !
Pourquoi cette attirance pour le management à l’anglo-saxonne ?
Il y a dans la culture anglo-saxonne un sens du client extrêmement développé, et un pragmatisme qu’on peut lui envier. Les pays anglo-saxons sont en outre considérés comme très en avance en matière de management et de fidélisation client en comparaison avec la France.
Avec le recul, que vous a apporté cette expérience ?
On m’avait dit : si tu réussis cette mission, après tout te semblera plus facile. Eh bien c’était vrai ! J’ai dû faire preuve d’autonomie et de créativité, travailler avec des personnes de culture différente... Aujourd’hui, je suis responsable grands comptes pour Sodexo et beaucoup de choses acquises durant mon VIE me sont utiles : débrouillardise, capacités entrepreneuriales, savoir devancer les attentes des clients, une plus grande confiance en moi... C’est aussi un investissement sur le long terme qui favorisera certainement une évolution vers des postes de dimension internationale.